
Avec l’exposition Celleux qui creusent, nous explorons les liens possibles – esthétiques, plastiques ou théoriques – entre pratiques artistiques et nouvelle paysannerie […] Pour chacun·e des artistes invité·e·s, le
vivant est à la fois sujet d’étude et partenaire de travail. Chacun·e s’en nourrit, l’écoute, le contemple et cherche à le comprendre, parfois jusqu’à interroger la manière dont une oeuvre peut accueillir des formes de
vie non humaines […] La question posée est donc celle de la germination possible, dans les démarches artistiques présentées, de cette envie d’agir avec la nature.
Depuis plusieurs années, un nombre croissant d’artistes élargissent leur engagement vers des pratiques liées à
la terre, souvent indissociables de l’élaboration de projets de société alternatifs […] Dans La démocratie aux champs (2016), Joëlle Zask développe l’idée selon laquelle le travail de la terre est une action universelle qui revient à se cultiver tout en cultivant la communauté. Cette double ambition se manifeste également dans le secteur artistique par des propositions culturelles en milieu rural ou périurbain, ainsi qu’à destination de publics marginalisés. Là aussi, il s’agit de tisser des liens, de produire du collectif, et de (ré)inventer des
formes de partage.